« La Pierre de l’Inutile » : et si le sauveur du monde était le pire choix possible ?

C’est écrit que j’aime les débuts impossibles. « Les poches sont des invitations qu’on aurait oublié de fermer. »

Senn est pickpocket à Basse-Urbe. Il vole une bourse au marché, s’attend à de l’or, et ne trouve qu’une pierre noire de la taille d’un pouce. Pas précieuse. Pas belle. Il la glisse dans sa poche « au cas où ».

Ce qu’il ignore, c’est que cette pierre est l’artefact le plus puissant du monde — et qu’elle vient de le choisir.

L’idée

Tout est parti d’une question toute bête : qu’est-ce qu’on fait quand la prophétie annonce un héros, et que le destin se trompe de cible ?

L’Ordre de l’Éther prépare depuis quinze ans Elyas, le candidat parfait : guerrier, stratège, formé depuis l’enfance. Mais la pierre n’arrive jamais jusqu’à lui. Un voleur la subtilise par hasard, et au premier contact, elle l’élit. Irréversible.

Le pouvoir qu’elle lui confie ? Rendre les choses légèrement collantes. La Poisse.

Pendant que la réalité s’efface aux bords du monde, le dernier porteur de la prophétie est un menteur, un lâche, un escroc — avec un don que lui-même trouve ridicule.

Cinq porteurs avant lui. Cinq héros aux pouvoirs prodigieux. Cinq échecs. Et maintenant, c’est à lui de jouer.

Ce que j’ai voulu éviter

Toutes les premières versions avaient ce défaut : je rendais le pouvoir utile. J’essayais de le rendre cool. J’ai résisté.

La Poisse ne doit jamais devenir pratique. Chaque manifestation doit être frustrante, absurde, gênante. Une pomme collée à la paume. Une épée qui adhère au comptoir. Des empreintes qui persistent une heure sur un mur.

Le contraste, c’est tout le moteur du livre : un pouvoir pathétique face à un enjeu cosmique.

Ce que c’est vraiment

« La Pierre de l’Inutile » est une novella fantasy contemporaine, ~30 000 mots, au ton ironique et cynique.

C’est une histoire d’anti-héroïsme : on sauve le monde parce que fuir n’est plus possible, pas par vertu. Sur l’inutile comme force : ce qu’on méprise chez soi devient l’outil. Sur la réparation plutôt que la destruction — coller au lieu de combattre.

Et sur l’allié amer : Elyas, l’homme dont Senn a volé la destinée, qui n’offre ni rage ni pardon, seulement une froide assistance par devoir. Ce calme-là est pire que des cris.

Pourquoi maintenant

Parce que la prophétie est formelle :

Quand le monde oubliera son nom,
la Pierre élira un cœur sans flamme.
Ce qu’il méprise le sauvera,
ce qu’il fuit le retiendra.
Le dernier lien avant le rien
sera celui qui ne sert à rien.

→ Envie de voir si un pouvoir inutile peut sauver le monde ? « La Pierre de l’Inutile » est disponible sur Amazon Kindle : Amazon.fr · Amazon.com

Decouvre tous mes jeux sur Itch.io

linquant.itch.io

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *